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  • L’Atelier #1 / La Ville Rose

    L’Atelier #1 . Premier rendez – vous, première rencontre à l’ Atelier quelques heures après l’automne seulement. Une journée entière où les portes s’ouvrent et où les amis, les habitués et les curieux de passage se retrouvent le temps d’un instant.

    Les premières heures sont consacrées aux petites mains fébriles des apprenties – tisseuses qui viennent tresser de la corde sous l’oeil bienveillant de Morgane du blog Plan B. Petit à petit, les points se nouent, les noeuds se montent et, des petits doigts agiles, s’échappent les modèles étudiés. Un joli cour pour apprendre à créer une suspension en macramé.

    Des rendez-vous où l’on apprend à monter, tisser sous les conseils de la demoiselle qui régulièrement nous fera le plaisir de venir dispenser ces jolies idées et ces connaissances pointues autours de  » savoir – faires quotidiens  » remis au goût du jour.

    Mais aussi à monter un bouquet, orner une couronne d’hiver, troquer des boutures et échanger des tip’s autour des plantes, les thématiques changeront en fonction des rencontres égrenées au fil de l’année et de nos invités talentueux.

    En fil rouge, et durant chaque rendez – vous, Virginie, Fanny et moi, nous aurons le plaisir de vous vendre notre travail et discuter avec vous de notre démarche & de nos inspirations respectives. Un moment pour se rencontrer et faire connaissance.

    L’Atelier | Atelier Halo, Mi Avril et Mulot B | 120 rue Achille Viadieu, 31400 Toulouse | Un samedi par mois | Information et horaire

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  • Muséum de Toulouse / La Ville Rose

    A la faveur de la pénombre des allées, au travers des vitrines éclairées, le Muséum de Toulouse nous offre les histoires du Monde, une histoire de l’Humanité.

    Collections et collectes se côtoient, archivant notre patrimoine faunesque au travers des silhouettes de ses animaux, ou de leurs squelettes, à jamais figés dans le temps.  Le chemin continue et nous explorons le pourquoi de notre commencement, l’extinction de ce que nous avons été et le début de ce que nous serons demain.

    Evolution des moeurs, des outils, du langage et des habitudes, le Muséum répertorie à la fois les petites histoires et les grands moments, toutes les questions qui nous convoitent, la direction que nous avons prise, la fuite en avant et l’élan pour un saut décisif vers un monde à venir.

    Et toujours cette problématique, au fil de nos histoires communes, qui consiste à nous rappeler combien la marche qui nous amène vers notre histoire, devrait être au même rythme que celui de la nature et du mouvement de notre planète.

    Comme une conclusion évidente, le Muséum termine sur le jardin. Et là encore, il se déploie en chapitres allant du nord au sud, d’est en ouest. En cercle, on se promène à l’ombre des essences de bois et des graines qui enrichissent nos terres et nos paysages.

    Mais ne nous méprenons pas, il est bien plus qu’un simple répertoire de nos environnements. Il est aussi un chemin de fer qui nous invite à réfléchir à ce que nous avons perdu, dans cette course sans fin vers une exploration sans but. Car si découvrir est une notion bien galvaudée de nos jours, préserver est aujourd’hui ce qui devrait être le maître mot de nos recherches. Préserver et protéger pour permettre au futur de se construire sans nous perdre en retour.

    Collection permanente | Muséum de Toulouse |  35, allée Jules Guesde, 31000 Toulouse | Programme des expositions à venir Mulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de Toulouse

  • Le Jardin Japonais / La Ville Rose

    Longer les boulevards, à quelques pas des grandes places roses, passer la grille basse du jardin. Et puis, dépasser celui qui flâne le nez sur son écran, les groupes qui se rassemblent, en attente, et les enfants qui sautent et raclent la poussière blanche des allées.

    Un peu plus loin, au milieu des chemins qui se croisent, il y a ce jardin remarquable mimant les paysages japonais et l’esprit zen.

    Une parenthèse, dans un pavillon de bois, dont la réplique plus petite et cachée sous les planchers, n’est autre que le lieu de repos de ce gros chat blanc et noir, si docile.

    Il y a aussi ces carpes muettes dont les nageoires dorsales sèment la surface tranquille de l’eau. Les chemins sinueux qui s’étirent et s’éloignent du mur aux tuiles carbones, le long des bosquets de bambous frêles et puis, les cailloux posés le long des rives.

    Un jardin de poche, posé au milieu d’une forêt de grands arbres et de bancs, tout prés du célèbre canal et d’une étendue d’eau, embuée de lentilles et des reflets du grand ciel.

    Le Jardin Japonais | Jardin Compans Caffarelli | Boulevard Lascrosses, 31000 Toulouse | Informations et horaires 

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  • Les Serres / La ville Rose

    Le week-end, je flâne donc. Direction les serres municipales de Toulouse, rendez-vous annuel à ne pas manquer.

    C’est à mon amie Morgane que je dois l’idée de cette excursion. Excursion qui se mérite puisque cet écrin végétal n’ouvre ces portes pour montrer ces trésors qu’une fois par an uniquement.

    Un lieu superbe divisait deux parties : les serres modernes et les serres anciennes – où les amoureux de la violette, en autre chose, pourront visiter son conservatoire.

    À l’abri des verrières opaques au blanc d’Espagne,  dans les serres anciennes, on respire l’air humide de ces huis-clos végétaux. Un dédale de verres et d’acier, à l’air fragile et aux couloirs étroits et tellement lumineux. On se croirait sous la surface de l’eau, tout ce gris lavé et les ondes de la lumière filtrée par l’opaque de la verrière.

    Et puis, ces passionnés qui amoureusement classent boutures, plants, bulbes et plantes – mères. Toutes ces longues palmes, ces folioles multiples, beaucoup d’espèces se côtoient sous ce ciel feutré.

    Ma préférence s’est jouée, évidemment, dans les allées désuètes, et plus discrètes, des serres historiques.

    Il y avait quelque chose d’angoissant dans la perfection de ces rangées si bien ordonnées, qu’offrent les grandes serres modernes. L’esprit a du mal à se perdre et à vagabonder dans ces boulevards de parterres fleuris.  J’y ai moins rêvé malgré la serre – exceptionnelle – des ficus où l’on ne pouvait rêver meilleur décor de film, tellement cette  » forêt  » était dense.

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  • Photo Project #4

    Flou. Brumeux. Indécis. Vaporeux. Vague.

    Ces derniers jours, j’ai eu l’impression de regarder la vie derrière la fenêtre d’un train lancé à grande vitesse sur les rails. Cette petite ivresse qui vous prend quand parfois le rythme des choses vous échappe.

    Passer l’inconfort des premières impressions, il n’est parfois pas si désagréable de se laisser submerger et de laisser toutes les choses se déroulaient à brides abattues. Au fond, comme beaucoup d’entre nous, me sentir débordée me donne l’impression d’être vivante.

    Juste ce qu’il faut. Pour voir les choses devant moi, les accomplir  et les laisser venir à moi d’elles – même, sans trop prévoir. Faire au jour le jour et relever des yeux vagues sur les heures qui s’étirent.

    Encore une fois le thème de  » Photo Project  » était particulièrement inspirant pour moi. Une semaine à 100 à l’heure où tout s’est échappé pour revenir à la normale, doucement. Il m’a fallu émerger et retrouver le rythme. Et quoi de mieux que de se synchroniser sur les battements du cœur de  » l’Atelier  » et des filles.

    photo_project_4_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBPour retrouvez les flous artistiques du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres brumeuses photographiées   | L’Atelier . PP#4 © Mulot B.  | Bague et médaillon Kara collection METIS 2016

  • Photo Project #2

    La fulgurance du passage de ces premiers jours de l’année 2016 est incroyable. Et pourtant, une impression de lenteur s’éternise dans la lumière qui décroit au fil des heures.

    Le monde semble se figer, recroqueviller sur lui -même à mesure que les températures baissent. L’hiver approche et s’installe dans le fond de l’air et dans la lumière froide des matins en brume. Les toits de Toulouse pâlissent sous le vernis du crachin.

    J’entame ce nouveau rendez – vous du challenge  » Photo Projet  » sur le thème   » bois « . Je suis une fille des villes par défaut, battre la campagne et marauder à la récolte comme lorsque j’étais enfant, me manque terriblement parfois.

    Il n’empêche que la balade du dimanche s’est transformée en marivaudage au marché et promenade dans la ville rose. Sous une petite pluie glacée et entre 2 nuages gris, quelques courses pour grappiller des légumes & une ou deux branches d’ilex aux fruits mûrs.

    Et au retour de cette sortie dominicale, la chaleur d’un café bien chaud et une tasse de thé bien citronnée,  et savourer le ronron chaleureux de la maison. Et se rendre compte de la chance d’avoir un endroit bien à soi.

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    Pour retrouvez toutes les balades du  » Photo Projet « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez de quelles autres manières on se réveille  | Bois . PP#2 © Mulot B.

  • Les coudes sur la table / Brunch

    Les bonnes choses. Nous aurions pu l’appeler Constance, tant la régularité et le sérieux de cette belle adresse est indéniable, mais nous l’appellerons Amélie puisqu’il s’agit de son prénom.

    Amélie a crée son restaurant, Les coudes sur la table,  il y a trois ans révolus. Un bel espace lumineux et cosy pour une cuisine inventive. Une carte adaptée aux déclinaisons du moment, des recettes multiples de bun’s gourmands et des plats aux allures de traits d’union entre les souvenirs gourmands d’une cuisine familiale qui nous submerge et, le petit je-ne-sais-quoi qui montre que tout ce qui compose notre assiette est parfaitement maitrisé.

    En test donc, pour cette belle adresse, le gourmand brunch du férié ( il semblerait que l’apparition un peu folle de cette habitude anglaise les jours de férié de mai soit devenue une tradition dans ce petit restaurant ).

    Point de départ : tartines savoureuses et pains aux céréales accompagnés de confitures maison – fruits de la passion ou fraises – et, avouons-le, ce qui retient le plus notre attention, une pâte de nutella aux allures de ganache à tomber, et un beurre de cacahuète grillée terriblement addictif.

    Viennent ensuite des pancakes en 3 versions – light, aux myrtilles version  » je me souviens  » et banane – l’ultime combinaison. Talonnés de prés par une assiette salée, composée d’œufs brouillés, d’un mini bun’s – pain maison oblige – tartiné de fromage frais et garni d’un blanc de poulet effilé et de quelques bribes d’alfalfa, le tout accompagné d’un croquant mesclun et de légumes rappés. En sus, la petite purée d’asperge qui apporte cette petite touche d’amertume qui révèle aux papilles, les autres saveurs.

    Pour terminer, une salade de fruits frais dûment expédiée à l’estomac, et de jolies madeleines savoureuses et dont le goût simple nous a évidemment évoqué celle si chère à notre dandy de Marcel ( Proust, hein pas Pagnol ).

    En conclusion, un bon moment culinaire, efficace et gourmand. J’avais déjà testé à plusieurs reprises les gourmandises de 16h et, c’est en toute honnêteté que vous pouvez vous rendre à cette adresse, les yeux fermés … et avec une petite réservation au cas où.

    Le petit +  l’été, Les coudes sur le table, se pare d’une jolie terrasse où le sirotage de smoothies et thés glacés maison est fortement recommandé.

    Les coudes sur le tables copy. Myrtille

  • May / Mulot b. speak !

    Il y a eu comme un besoin de changer, se secouer et faire peau neuve. Dépasser janvier et se remettre en course pour ne pas se laisser dériver. Une nouvelle mue, plus de lumière, plus d’espace et davantage de fonctionnalité pour cet espace, dans lequel je passe une grande partie de mon temps. Le nouvel atelier.

    Nouveaux tiroirs, nouvelle table de travail, du blanc pour le bleu, un joli tapis de chanvre qui moutonne pour éteindre le parquet sombre et attirer la lumière de dehors. Et puis un drôle de meuble en grillage pour accueillir mon poste de travail – après quelques changements façon casse-tête. L’atelier a pris de nouveaux atours et cela fait du bien d’accueillir de la nouveauté.

    Et quoi de mieux que le premier regard de May du tendre blog Vie de Miettes pour vous faire visiter les lieux.

    Douce et silencieuse, May est aussi une jolie personne qui sait rire du quotidien et des petites peines. Son blog est une série de carnets qui retracent, comme un guide de la vie, des voyages, des émotions de l’instant, son travail qui occupe son sourire.

    Pour cette première visite du nouvel atelier, c’est au travers du regard du May que vous allez le découvrir. Viendront, au fils des mois d’autres visiteurs, d’autres regards. Atelier_MulotB_vie_de_miettes_copyright Atelier_MulotB_vie_de_miettes_copyrightAtelier_MulotB_vie_de_miettes_copyrightAtelier_MulotB_vie_de_miettes_copyright Atelier_MulotB_vie_de_miettes_copyright

  • Malmö & Luleå / La Ville Rose

    Malmö & Luleå. Quartier d’hiver, sixième édition. Un nouvel opus, plus poétique encore que les sessions précédentes. Une nouvelle atmosphère, une nouvelle thématique, une  » Nuit Polaire  » dans le ciel de la ville rose.

    Et pour cette année, Malmö & Luleå #6 accueille de très jolis talents : Studio Héritage dont j’aime particulièrement le travail, la designer de produit Emilie Cazin, la ligne  » green   » de cosmétique Moé Nature, les splendides chapeaux de Chapoléone et les tissages nomades de Morgane / Plan B – la demoiselle nous régalera de 2 ateliers  » Make & Craft  » pour l’occasion ( Macramé et tissage – pour plus d’infos ).

    C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. C’est un rendez-vous qui me tient tellement à cœur.

    Je n’avais jamais pensé à vous expliquer Malmö & Luleå. C’est bien plus qu’un salon de créateur, c’est un collectif solide de personnalités où toutes les décisions importantes sont prises ensemble et de manière collective. Chacune apporte ses suggestions, ses choix et ses propositions, chacune donne son avis et accompagne son point de vue. En fonction du thème dépend le choix des invités que l’on aimerait avoir à nos côtés durant l’événement – nous privilégions les créateurs   » Grand Sud « . Il y a les  » pour  » et les  » contre « , il y a les projets  » décor  » un peu fous, il y a les confidences, il y a les ras le bol, et il y a surtout le plaisir de créer une nouvelle édition différente à chaque fois.

    Indéfiniment, je crois que ce que je préfère, c’est cette première réunion avant chaque événement. Retrouvez les  » filles « , prendre des nouvelles, savoir ce que s’est passé, ce qui se passe, ou ce qui se passera. Le plaisir rassurant de revoir tout le monde, des collaborateurs, des copines, des amies.

    Malmö & Luleå / Édition #6  » Nuit Polaire  » – Les Musicophages, 5 rue de la bourse, 31000 Toulouse / Salon de créateur / Ateliers / Exposition / Café éphémère / Créateur d’instant. Les 5, 6 et 7 décembre 2014 – https://www.facebook.com/MalmoLulea

    Malmö&Luleå copyright Mulot B. flyer malmo 6 webPlanche d’inspiration Malmö & Luleå / Blauwer / Anonyme / Andrew Martis

  • Matin / Summertime

    Très tôt, le matin, l’été, j’aime me réveiller dans la tiédeur du lit.

    Je tente alors de vaincre le sommeil et profiter du silence d’une journée qui s’étire. Dehors, les bruits de la ville s’élèvent peu à peu, doucement : le bruit du verre qui roule et que le balai ramasse, un bonjour sonore ou encore le sifflotement suspendu du badaud qui termine une nuit de travail.

    Dehors cette lumière du matin, blanchit par un soleil timide, l’été qui s’allume. Le rituel alors, de ces journées spéciales où l’aurore se lève avec moi, est de laisser siffler un peu la bouilloire, m’asseoir un moment, les coudes pointus posés sur la table et de rêvasser les yeux encore écarquillés par le buée du petit matin.

    « J’ai embrassé l’aube d’été.

    Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

    La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

    Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

    Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

    En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

    Au réveil il était midi.  »

    Comment jouer ? Retrouvez toutes les règles du summertime ( un cliché / un œuvre ) et promenez-vous au travers de la toile vers d’autres univers : Sur un blog perché, Une grenouille dans mon désert et Ma vie en couleurs.

    Summertime9_terraruimAube, Les Illuminations / Arthur Rimbaud / Terraruim & Aube Mulot b.